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Le Cambodge: sommaire

Cette rubrique présente le Cambodge, ses principales villes et provinces.

Le Royaume du Cambodge

Le Cambodge est un pays d'Asie du sud-est qui compte quinze millions d'habitants d'environ. Selon la légende, il trouve ses origines dans une communauté khmère, appelée le peuple des Nagas, qui habitait le delta du Mékong. Un jour, un roi indien chassa son fils et le jeune prince déchu finit par accoster sur l’île où vivaient le roi des Nagas. Le prince s'éprit de la fille du roi qui lui offrit un vaste territoire, le "Kampuchéa", appelé aujourd’hui Cambodge.
 

Phnom Penh, la perle de l'Asie

Phnom Penh est la capitale du Cambodge, le centre économique et politique du pays. La ville tient son nom du "Wat Phnom Daun Penh", plus connu aujourd’hui sous le nom de "Wat Phnom", la "colline du temple".

Battambang, une ville, une province

Située au nord-ouest du Cambodge, Battambang est la deuxième ville du pays avec plus de 250000 habitants, capitale de la province du même nom. Battambang signifie en khmer "perdre le bâton", en référence à ses origines légendaires.

Excursions autour de Battambang

La campagne qui entoure la ville offre des paysages magnifiques, propices aux excursions. Cette plaine très fertile est parsemée de quelques "phnoms", qui offrent des points de vue à couper le souffle et au sommet desquels il n'est pas rare de trouver quelques petits temples paisibles.

Siem Reap, des temples d'Angkor aux rives du Tonle Sap

Siem Reap, capitale de la Province du même nom, est surtout connue pour le site archéologique d’Angkor, qui en fait une destination touristique internationale et très populaire. Mais le Tonle Sap offre d’autres aspects plus authentiques à découvrir, loin du tourisme de masse qui pèse lourdement sur la ville et les temples.

Sihanoukville, une double identité

Dans les années cinquante, Norodom Sihanouk souhaite doter le Cambodge d'un port en eaux profondes, transformant le village de "Kompong Som", "port agréable", en un complexe portuaire moderne, en même temps que se développe une station balnéaire. Située au sud-ouest du Cambodge, la ville sera rebaptisée Sihanoukville.
 

La province de Kampot

La province de Kampot, située au sud du Cambodge, bénéficie d'un environnement naturel exceptionnel. Sa capitale, la ville de Kampot, a connu son heure de gloire à l'époque coloniale grâce au poivre. En plein essor touristique, la région est également connue pour sa production agricole, bénéficiant d'un sol riche et de précipitations régulières.

Le bokor, de la station climatique au tourisme de masse

La station d'altitude de Bokor, construite sous le protectorat français, a été conçue comme un lieu de détente à l'usage des colons français. Inauguré en 1925, le Bokor Palace était le joyau de la station, qui a été abandonnée sous le régime des Khmers Rouges. Aujourd'hui, elle fait l'objet d'un projet pharaonique orienté vers le tourisme de masse.

Les provinces du nord-ouest du Cambodge

Outre les provinces de Battambang et de Siem Reap, plus étendues et plus peuplées, le nord-ouest du Cambodge comprend trois autres provinces méconnues, toutes frontalières de la Thaïlande.

La province de Ratanakiri

La province de Ratanakiri est située sur les hauts-plateaux du nord-est, une régions difficile d'accès occupée de longue date par des populations montagnardes, les Khmers Loeu. Le Ratanakiri est la seule province cambodgienne où l'ethnie khmère est minoritaire.

Le Royaume du Cambodge

Le Royaume du Cambodge trouve ses origines selon la légende dans une peuplade khmère habitait autrefois le delta du Mékong. On les appelait le peuple des Nagas car ils adoraient le dieu Serpent. Un jour, un roi du nord de l’Inde, Intakpath, chassa son fils, le prince Prah Tong, de son royaume. Le jeune prince déchu erra et navigua longtemps sur les flots avant d’accoster sur l’île de Kot-Thlok, où vivaient le roi des Nagas et sa fille. Le prince déchu s'éprit de la fille du roi qui lui offrit un vaste territoire dont il avala toutes les eaux, donnant ainsi naissance au royaume de "Kampuchéa" ou "Kambuja", appelé aujourd’hui Cambodge. 

Le Royaume du Cambodge, ou "Srok Khmer", littéralement "Pays des Khmers", est un pays d'Asie du sud-est qui compte quinze millions d'habitants d'environ. La capitale Phnom Penh est peuplée d'environ un million cinq cent mille habitants et se situe dans la moitié sud du pays, au confluent du Tonlé Sap et du Mékong, le principal fleuve du pays. La très grande majorité des Cambodgiens est de religion bouddhiste. Le pays comprend également une communauté musulmane cham, une petite communauté chrétienne et différentes minorités ethniques.

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Image satellite du Cambodge en 2002

Le royaume de l'eau


Le Cambodge, entouré du Laos au nord, la Thaïlande à l’ouest et le Vietnam à l’est, couvre 182 000 km², soit environ le tiers de la France. Géographiquement, il s'apparente à une plaine traversée par le Mékong et bordée de montagnes. Au centre, la cuvette alluviale est parsemée de collines isolées appelées "phnoms". Ses terres, très fertiles, sont propices à l'agriculture, notamment les terres rouges du plateau granitique d’origine volcanique au nord-est. Au nord, la chaîne des Dangrek sépare le Cambodge de la Thaïlande alors qu'au sud-ouest se dresse la chaîne des Cardamomes, couverte de forêts denses. Les forêts ceinturent encore le pays au sud-ouest et au nord-est mais leur surface a diminué d'un quart environ depuis 1990, sous l'effet d'une déforestation massive. Au sud, la bordure maritime du Cambodge s'ouvre sur le golfe de Thaïlande.

La géographie de ce pays est surtout marquée par le Mékong, "Tonlé Thom" en khmer, la "grande rivière" et le Tonlé Sap, la "rivière d’eau fraîche", qui constitue un système hydrologique unique au monde, combinant une rivière et le plus grand lac d'eau douce d'Asie du sud-est. À la saison des pluies, le courant du Mékong en crue, qui ne parvient plus à s'écouler dans la mer, se déverse en partie dans la rivière du Tonle Sap dont le cours change alors de sens pour remonter vers le lac, multipliant sa superficie par sixinondant la plaine et les forêts voisines. On peut à cette période pratiquer la pêche entre les arbres, dont seule la partie supérieure émerge de l'eau. Ce lac, très riche en poissons, est une ressouce vitale au Cambodge.

Le Cambodge est sous l’influence d’un climat tropical à saisons alternées. La période d'hiver, de novembre à mars, est relativement sèche, avec une température autour de 25 à 30 °C, alors que la mousson d'été ou saison des pluies, de mai à octobre, très chaude et humide, cumule près de 80 % des précipitations annuelles à travers des pluies violentes mais courtes. Ce climat est une bénédiction pour la végétation luxuriante qui s'y épanouit.

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Bâteau de pêcheur sur le lac Tonle-Sap au Cambodge

De l'empire khmer aux khmers rouges


Au premier siècle de notre ère débute l'ère du Funan, un royaume situé sur le delta du Mékong. Il sera supplanté au sixième siècle par le Tchen La, un état vassal peuplé par les "Kambuja". Puis le Tchen La décline à son tour au huitième siècle. Cette faiblesse attire la convoitise des rois javanais qui envahissent ces territoires.


L'empire khmer


A la fin du huitième siècle, un prince kambuja élevé chez les Javanais entreprend une reconquête, s'emparant du royaume de Vyâdhapura, au sud-est du Cambodge actuel, avant de remonter le Mékong. Il est proclamé roi sous le nom de Jayavarman II en 790. Son règne marque la naissance de l'empire khmer, qui atteindra son apogée au douzième siècle sous le règne de Jayavarman VII: il s'étend alors sur la plus grande partie de  la péninsule d’Indochine, englobant la majeure partie du Laos, le sud du Vietnam et de la Thaïlande, mais sa puissance rayonne aussi sur la péninsule malaise et la Birmanie.

Temples, palais, hôpitaux... couvrent alors le royaume dont le réseau d’irrigation en fait l’une des civilisations les plus avancées de ce temps. Sa capitale de l'époque, Angkor Thom, témoigne de sa puissance et de sa richesse. Sous le règne de Jayavarman VII, la cité d'Angkor atteint 700 000 habitant quand à la même époque Paris compte environ 100 000 habitants. Sa mort vers 1218 marquera le début du déclin de l'Empire khmer, attaqué de toute part et affaibli par les divisions. En 1431, le Siam prend Angkor et le roi se réfugie dans l'actuelle capitale cambodgienne Phnom Penh.

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Angkor Wat, 1866
Emile Gsell (1838-1879)

Objet de rivalités entre le Siam et l'Annam, la région est ensuite annexée par l'un et l'autre au fil du temps, comme l'écrit le père Bouillevaux dans son Voyage d'Indochine, 1848-1856: 
« Le Camboge ne se releva jamais de ce désastre: les Siamois eurent presque toujours depuis la haute main sur ce royaume. D’un autre côté, vers le même temps, les Annamites envahissaient peu à peu les provinces du royaume Cham ou de Champa. Les habitants de ce pays, n’étant plus soutenus par les Cambogiens, finirent, après de longues guerres,  par se soumettre aux Cochinchinois, et ceux-ci, vers le milieu du XVIIe siècle, débouchèrent enfin dans les belles plaines du Camboge méridional. » 


Le protectorat français, la guerre et l'indépendance


Au 19e siècle, le Royaume du Cambodge est sous la domination du Royaume de Siam, qui l'a amputé de ses provinces occidentales, annexant notamment Angkor. Se trouvant également menacé par l'empire d'Annam, le Cambodge trouve avec la France qui a vaincu l'Annam et annexé la Cochinchine une solution pour sortir de l'étau formé par ces deux voisins.

En 1863, le Cambodge devient un protectorat français et plusieurs traités lui permettent de récupérer les provinces annexées par le Siam. Mais en 1940, la France est affaiblie; la Thaïlande, qui ambitionne de récupérer les territoires perdus, en profite pour attaquer l'Indochine française et parvient à ses fins avec l'appui du Japon. A la fin de la guerre, le Cambodge se tourne à nouveau vers la France et le protectorat est rétabli. Mais la fin de la guerre conduit également à l’émergence de courants indépendantistes qui aboutiront à l'indépendance du Cambodge le 9 novembre 1953.


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Vestige de l'époque coloniale à Phnom-Penh

Le régime des khmers rouges


Le 2 avril 1967, des soldats envoyés pour collecter les récoltes sont tués à Samlout. Les soldats forçaient les paysans à leur vendre le riz à bas coût. Ce sont les premiers incidents qui conduiront à la prise du pouvoir par les khmers rouges. Pour faire face à ces troubles qui s’étendent rapidement et obtenir une aide américaine, Norodom Sihanouk doit se résoudre à confier la direction du gouvernement au général Lon Nol, anticommuniste. En 1970, ce dernier profite d'un déplacement de Sihanouk à l'étranger pour prendre le pouvoir.

Les Khmers rouges, soutenus par la Chine, déclenchent une véritable guerre contre les forces du gouvernement. Si l'intervention américaine sauve provisoirement le régime républicain, rien ne plus plus endiguer les Khmers rouges lorsque les Etats-Unis quittent la région en 1973. Phnom Penh tombe le 17 avril 1975. Le régime autoritaire maoïste de Pol Pot fera près de deux millions de victimes.

Le 25 décembre 1978, face au chaos qui s'installe chez son voisin, le Vietnam envahit le Cambodge. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges aux mouvements royalistes sème alors la destruction partout dans le pays. En 1989, le Vietnam se retire et le pays retrouve progressivement un semblant d'autonomie et de stabilité avec l'arrivée de forces de l'ONU au début des années 1990.

Le Cambodge aujourd'hui


Avec ce retour au calme, la situation s'est nettement améliorée et le Cambodge connaît depuis la fin des années 1990 un fort développement économique. La stabilité politique et monétaire attire de nombreux investisseurs étrangers. L'agriculture est le secteur économique dominant et les industries principales sont le textile et le tourisme. 

Cependant, le Cambodge reste l'un des pays les plus pauvres du monde, marqué par de fortes inégalités entre un petit nombre qui concentre les richesses et la grande majorité de la population. D'autre part, cette économie souffre d'une corruption très importante et d'autres problèmes hérités du passé comme la question des terres (le cadastrage, supprimé par les Khmers rouges, est loin d'être finalisé) ou le système éducatif qui a lui aussi été détruit.

Phnom Penh, la perle de l'Asie

Phnom Penh est la capitale et la ville la plus peuplée du Cambodge avec environ un million cinq cent mille habitants. Administrativement, Phnom Penh est également une province du Cambodge, ainsi que le centre économique et politique du pays. Enfin, depuis l'époque de la colonisation française, Phnom Penh est le nœud central du réseau routier cambodgien: la ville est située au croisement de l'ensemble des routes nationales qui desservent les différentes villes et provinces du Cambodge ainsi que les pays voisins: la Thaïlande, le Laos et le Vietnam. 

La ville tient son nom du "Wat Phnom Daun Penh"plus connu aujourd’hui sous le nom de "Wat Phnom", la "colline du temple". C'est "Daun Penh", "Grand-mère Penh", une riche veuve, qui aurait fait construire cet édifice religieux en 1373 pour abriter cinq statues du Bouddha sur un tertre de 27 m de haut.

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Cambodge, Phnom-Penh. Le Phnom vu du sud
Source: Gallica (Bnf)


La légende de Daun Penh


Il y a très longtemps, près des rives des “Quatres Bras”, vivait une riche dame âgée appelée Penh. Un jour de forte pluie, Daun Penh aperçut un tronc d'arbre flottant en direction de la rive. Elle appela ses voisins afin de sortir le tronc de l’eau. C'est alors qu'elle aperçut à l’intérieur du tronc quatre statues de Bouddha en bronze et une en pierre. La vieille dame fit construire un petit auvent afin d’accueillir temporairement les statues dans sa maison. 

En 1373, Daun Penh et ses voisins élevèrent une colline et décidèrent d’y ériger un petit temple. Les quatre statues de Bouddha en bronze furent disposées à l’intérieur, tandis que la statue de pierre fut dressée sur un autel à l’est de la colline. Après la construction du temple, Daun Penh invita des moines à venir s’installer au pied de la colline. L’endroit fut appelé Wat Phnom Daun Penh.


Situation géographique et climat


Phnom Penh se situe dans la moitié sud du Cambodge, alors que la capitale historique, Siem-Reap, berceau de l'Empire khmer, se trouve plus au nord sur les rives du lac Tonle Sap. Phnom Penh est construite au croisement de quatre rivières: le Mékong "amont" et le Mékong "aval", le Tonlé Sap, un affluent venant du lac du même nom, et le Bassac, donnant à la ville son ancien nom de "Krong Chaktomuk""la ville à quatre visages"

Phnom Penh connaît un climat tropical marqué par deux saisons. La saison des pluies, très chaude et humide, s'étend de mai à octobre. Les rues de la ville peuvent alors parfois se trouver inondées pour quelques heures par les pluies diluviennes mais aussi du fait du mauvais entretien des systèmes d'évacuation des eaux. La saison sèche, où les températures sont plus clémentes, s'étend de novembre à avril.

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Confluent du Mekong et du Tonle Sap à Phnom Penh
Albums photo de Phnom-Penh 


Origines historiques



Phnom Penh a été fondée en 1434 après que Ponhea Yat, roi de l'empire khmer, se soit enfui d'Angkor Thom lors de sa prise par le Siam en 1431. Dans un premier temps, il décida de construire un nouveau palais royal à Tuol Basan dans la province de Kampong Cham. Mais il n’occupa ces lieux qu'un an: en raison des inondations incessantes durant la mousson, il partit et édifia une nouvelle cité qui allait devenir la future Phnom Penh sur les rives du Tonlé Chaktomuk, "la rivière aux Quatres Visages". Un stûpa situé derrière le Wat Phnom abrite les restes de Ponhea Yat et de la famille royale.

En 1497, le palais du roi fut à nouveau déplacé à Angkor, puis successivement à Pursat, à Boaribo, non loin de Longvek, ainsi qu’à Oudong... Finalement, ce ne fut qu'en 1866 sous le règne de Norodom Ier que Phnom Penh devint le siège permanent du gouvernement, et que le palais royal y fut construit pour ne plus en bouger. Voici la description du palais royal en 1901 que l'on doit à Pierre Loti dans Un pèlerin d'Angkor:

"Aujourd'hui, au premier soleil de six heures et demie du matin, errant seul, je franchis la porte d'une cour de ce palais, une cour qui est très grande et pavée de blanc; au milieu, isolée dans ce vide si clair, une svelte pagode blanche et or, dont le toit se hérisse de pointes d'or (...)
Elle est toute neuve, cette pagode; elle éblouit par la blancheur de ses marbres, et ses ors étincellent. Ses fenêtres ont des couronnements d'or qui, sur le fond neigeux des murailles, se découpent comme de nettes joailleries et finissent en pointe de flèche. Quant à ses toits, couverts de céramiques dorées, ils ont des cornes à tous les angles, mais des cornes très, très longues, qui s'inclinent, se redressent, menacent en tous sens! " 

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Cour du Palais Royal à Phnom Penh


La perle de l'Asie


La fin du 19e siècle marque le début de la transformation de Phnom Penh en une grande ville, les colonisateurs français agrandissant le système de canaux pour contrôler les terres humides, construisant des routes, un port... La ville s'est ainsi beaucoup développée sous l'impulsion de la France, qui lui a laissé en héritage de nombreux bâtiments à l'architecture européenne et coloniale, notamment le long des grands boulevards. Pour mettre en valeur les trésors architecturaux khmers, les Français dessinèrent de larges avenues qu'ils bordèrent de luxueux bâtiments.

Capitale du Royaume du Cambodge à l'époque de l'Indochine française, Phnom Penh fut surnommée la "perle d'Asie". Jusqu'en 1970, elle continua de s'agrandir avec les constructions d'une voie de chemin de fer jusqu'à Sihanoukville et de l'aéroport international de Pochentong. Lors d'une visite en 1967, le Premier Ministre de Singapour, impressionné par la beauté et le développement de Phnom Penh, confia à son hôte Norodom Sihanouk: « j'espère qu'un jour ma ville ressemblera à la vôtre », recommandant à ses Ministres de s'inspirer de son modèle de développement. Mais l'histoire de Phnom-Penh et du Cambodge tout entier allait bientôt basculer dans une période trouble.

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Architecture de style colonial à Phnom-Penh


Ville fantôme sous les Khmers rouges


Pendant la guerre du Vietnam, le Cambodge était utilisé comme base arrière par l'armée Viêt cong. Des milliers de réfugiés envahirent alors Phnom Penh, fuyant les combats entre les vietcongs et les troupes du sud Viêt Nam, les bombardements américains, mais aussi la guerre civile entre les troupes gouvernementales et les Khmers rouges. Pendant les années du gouvernement de Lon Nol, la ville fut enclavée, puis assiégée par les Khmers rouges. Les ravitaillements n'étaient possibles que par l'aéroport de Pochentong et des convois venant du Sud-Vietnam sur le Mékong.

Lorque Phnom-Penh tomba aux mains des Khmers rouges le 17 avril 1975, le jour de la nouvelle année cambodgienne, leur première décision fut d'en déporter tous ses habitants: en une journée, elle fut vidée de la quasi-totalité de ses deux millions d'habitants et laissée à l'abandon pendant près de quatre ans, devenant une ville fantôme.

Les citadins étaient envoyés par les Khmers rouges dans des camps de travail. Ils formaient le "nouveau peuple", par opposition aux paysans qui habitaient déjà la campagne. On estime que 80 % des habitants de Phnom Penh ont péri suite aux exécutions, aux tortures et aux privations sous le régime de Pol Pot. L'école Tuol Svay Prey, prison et centre de torture sous les Khmers rouges, est devenue aujourd'hui le musée Tuol Sleng qui, à l'image du site de Choeung Ekcouramment appelé "killing fields", constitue un mémorial aux victimes de ce génocide.

Reconstruction


Lorsque les Khmers rouges furent chassés de Phnom Penh par les vietnamiens en 1979, la capitale revint lentement à la vie. Des masses de gens, affamés et traumatisés, s'y réinstallaient peu à peu. Contraints de gérer une transition délicate, les Vietnamiens déclarèrent nulles toutes les revendications immobilières et foncières à Phnom Penh, attribuant les logements selon la règle du “premier arrivé, premier servi”.

Mais après quatre ans d'abandon, les infrastructures, gravement endommagées, ne fonctionnaient presque plus et Phnom-Penh resta encore coupée du monde occidental de longues années. La reconstruction ne débuta réellement qu'après les accords de Paris en 1991, la stabilité gouvernementale attirant des investissements étrangers et l'aide de pays comme la France, l'Australie, la Corée, la Chine et le Japon....

Phnom Penh aujourd'hui


Cette période de repeuplement spontané a engendré un étonnant paysage urbain. La ville connait ainsi un développement anarchique, n'obéissant à aucun plan d'urbanisme.

Avant sa destruction par un incendie en 2002, le “bloc Tan-Pa”, un bidonville construit au sommet d’un immeuble, le plus grand et le plus organisé de ce type avec 250 maisons disposées autour d'une rue centrale, abritait à lui seul un millier d’habitants vivant du commerce et de l'artisanat. Situé prés du marché central et relié à la rue par un seul escalier, il possédait sa propre administration, ses écoles et sa place...

Au nord de la ville, un couvent datant de l’époque coloniale a temporairement fait office d’orphelinat pour les enfants des parents morts sous Pol Pot. Depuis, les enfants ont grandi et les rangées de lits ont cédé la place à des cloisons en bois, puis à des murs en brique: aujourd’hui, le bâtiment est ainsi divisé en logements.

Dans l’ancien grand cinéma désaffecté de Phnom Penh, "Hemakcheat", au cœur de la ville, se cache un bidonville où vivent des centaines de personnes, parfois contre un loyer de quelques dizaines de dollars. Beaucoup y ont passé une grande partie de leur vie. Un des murs est rongé par le ruissellement des eaux usées d’un autre camp sur les toits. Des centaines de chauves-souris aux cris perçants habitent également cette obscurité. Malgré tout, ses occupants ne sont pas pressés de partir. Situé à quelques centaines de mètres des quais et du marché central, ce quartier est très prisé des chiffonniers, conducteurs de cyclo-pousse, marchands de fruits, serveurs, mendiants...

Depuis 2005, les dernières années ont connu une période d'euphorie et de spéculation immobilière. De nombreux projets immobiliers ont le vu jour, de nombreux bâtiments de l'époque coloniale tels que les Brasseries et Glacière de l'Indochine, le Commissariat Principal de Police... ont été vendus et démolis pour être remplacés par de nouvelles constructions. La ville y perd ainsi peu à peu du charme qui la caractérisait et adopte petit à petit les codes architecturaux et urbanistiques des grandes villes d'Asie du sud-est. 

Des bâtiments de plus de trente étages sont maintenant construits en centre ville, bouleversant le paysage urbain et les perspectives des grands boulevards coloniaux. Le premier ministre Hun Sen lance des appels aux investisseurs pour construire des gratte-ciel à Phnom-Penh. Plusieurs ont déjà vu le jour dont la Vattanak tower en 2014, qui est la plus haute à ce jour, culminant à 188 mètres. Deux tours jumelles de 192 mètres, les Golden tower 42, sont en cours de construction mais le chantier traîne en longueur, entrecoupé de longues périodes d'interruptions...

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L'ancien lac de Boeung Kak 
comblé de sable


Anarchie immobilière et expulsions forcées


Cette anarchie immobilière entraîne de graves conséquences pour les habitants: selon des associations cambodgiennes de défense des droits de l’homme, quelque 140 000 personnes, environ 11 % de la population de la capitale, ont ainsi été expulsées depuis 1990, majoritairement ces dernières années. Ces “évictions forcées” constituent aujourd’hui une question centrale sur les droits de l’homme au Cambodge, évoquée par Barack Obama lors de sa visite à Phnom-Penh fin 2012.

Depuis 2007, des milliers de personnes ont notamment été expulsées de force dans la zone du lac Boeung Kak, cédé à une entreprise qui projette d'y construire un nouveau quartier. Tuyaux et bulldozers ont renfloué le lac en y déversant des tonnes de sable. Les autorités ont harcelé et menacé les habitants pour les pousser à accepter une indemnisation dérisoire ou un nouveau logement dans un site éloigné des emplois, sans service essentiel ni infrastructure... La même situation frappe plus de 300 familles expulsées de force de Borei Keila, un quartier central de Phnom Penh, début 2012.

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Excursions autour de Phnom-Penh

Koh Dach, l'île de la soie


Koh Dach, "l’île détachée" en khmer, est enserrée entre deux bras du Mekong qui enrichissent sa terre d'alluvions. Sa pointe sud n’est située qu’à huit kilomètres de Phnom Penh, dont elle diffère en tout: l'île est paisible et rurale, tout le monde s'y connaît et le clan familial reste le centre du monde. Elle n’est accessible que par de petits bacs qui font la navette du matin au soir. Mais la nuit tombée, plus aucune liaison n’est assurée: l’île et ses 20000 habitants se trouvent coupés du monde.
Le tissage de la soieune tradition de l’île, est l’activité principale. Au point que les touristes ignorent souvent le véritable nom de l’île, qui, pour eux, s’appelle l’île de la soie. Tard la nuit, on y entend encore le cliquetis des métiers installés sous les maisons à pilotis. Toutes les générations de femmes de la famille s’y relaient. Des grossistes fournissent la soie brute aux familles, à qui ils rachètent ensuite le tissu fini au mètre. Les salaires sont faibles mais permettent aux familles de rester au village et d'élever les enfants.
  


Le temple Ta Prohm et le lac Tonle Bati


A 30 km au sud de Phnom Penh, sur la route pour Kep, le temple Ta Prohm est un site méconnu, ce qui lui donne un charme particulier. Ce site pré-angkorien se situe près du lac Bati. Le lac se situe à environ 300 mètres au nord du temple. Une jetée étroite s’avance dans l’eau, bordée de pavillons flottants en location à la journée. Le lac est ouvert à la baignade et à la pêche. De forme allongée, il mesure d’est en ouest environ cinq kilomètresLe site est très fréquenté le weekend pour les pique-niques par les habitants de Phnom Penh.

Le temple Ta Prohm a été construit à la fin du 12e siècle dans le style du Bayon, sous le règne du roi Jayavarman VII, à qui l’on doit aussi le célèbre Angkor Thom. Ce temple est aujourd’hui en ruines mais il comporte néanmoins de superbes sculpures d'apsaras et bas-reliefs. Il a été édifié en latérite sur l'emplacement d'un sanctuaire du 7e siècle. Le sanctuaire principal comporte cinq salles renfermant chacune un bouddha moderne. Les salles sont ornées de bas-reliefs finement sculptés et bien conservés. La salle centrale renferme un linga qui porte encore des traces des ravages des Khmers Rouges.




Phnom Chisor


Ce temple se situe à une heure au sud de Phnom-Penh sur la route du littoral, dans la province de Takéo, considérée comme le berceau de la civilisation cambodgienne. On trouve ainsi au sud-est de Phnom Chisor l’ancienne capitale Angkor Borei ainsi que le Phnom Da.

Le temple de Phnom Chisor a été construit en haut d’une colline d'une centaine de mètres entre les 10e et 11e siècles, sur un site sans doute plus ancienLe temple de Phnom Chisor domine l’immense plaine des rizières et offre une vue panoramique exceptionnelle. Il n’a jamais été restauré, ce qui donne une ambiance et un charme particulier à ce lieu encore peu touristique. Le temple jouxte un monastère bouddhique moderne, bâti en 1917 puis rénové dans les années 80. On atteint le sommet du Phnom Chisor par les 412 marches de l'escalier sud, au pied duquel se trouvent des cabanes de bambous où l’on peut se restaurer et se reposer.


Battambang, une ville, une province

Battambang est une ville située au nord-ouest du Cambodge, elle est la deuxième ville du pays avec plus de 250000 habitants, capitale de la province du même nom qui compte au total plus d'un million d'habitants. Battambang signifie en khmer "perdre le bâton". Et si plusieurs interprétations sur ses origines existent, la légende locale de Preah Bat Dambang Kranhoung est la plus répandue.

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Ville et province de Battambang

La légende de Preah Bat Dambang Kranhoung


A la mort du roi Sankhacakr, son fils lui succéda et ordonna de couper du bois afin de construire un pavillon pour la crémation du corps. Un des bûcherons fit cuire du riz et utilisa une branche pour le remuer: tout à coup, le riz devint noir. Il décida cependant de le manger, ce qui le rendit extrêmement fort. Impressionnés, beaucoup de bûcherons lui firent acte d’allégeance. Il coupa le tronc d’un "Kranhoung", un arbre au bois réputé dur comme le fer, dont il fit son arme, un gourdin, gagnant son surnom de "Dambang Kranhoung".

Devenu arrogant, il décida de renverser le roi dont les soldats le combattirent en vain. Désespéré et inquiet, le roi tomba malade et mourut. Dambang Kranhoung s'empara du trône et ordonna de brûler vif les membres de l’ancienne famille royale. Le fils aîné et la reine s'enfuirent, mais l'autre fils, Siri Kumar, fut capturé et jeté dans un feu. Le soir venu, un soldat, pris de compassion, le retira des flammes et le cacha dans la forêt, où des moines le soignèrent. Amputé des bras et des jambes, il fût surnommé Bramm Kil.

Les astrologues avaient prédit que le roi ne règnerait que 7 ans 7 mois et 7 jours. Un homme devait venir et s’emparer du trône. Alors que le jour de la prédiction approchait, Bramm Kil se reposait lorsqu’un brahmane à cheval transportant du riz, de l’eau ainsi qu'un sac contenant des habits royaux et une couronne, s'adressa à lui: «Tu ne peux voir l’homme prédestiné; je te demande de prendre mon cheval et toutes ces choses. Si tu as faim, tu peux manger le riz et boire l’eau.» Puis il lui confia les rênes du cheval et partit.

Le cheval se dressa, tirant sur le bras de Bramm Kil qui, sous l’effet du choc, se reforma; il fit de même pour le second bras. Le prince attacha alors les rênes à ses jambes qui se reformèrent également. Il mangea le riz et but l’eau. Une force surhumaine l'envahit et, comprenant qu’il était l’homme prédestiné, il revêtit les habits royaux et monta sur le cheval qui le conduisit au palais. Le roi, le voyant arriver, lança son gourdin pour le tuer, mais le manqua. En retombant, le bâton forma un ruisseau nommé O Dambang, se perdant dans une région reculée qui fût nommée « province de Battambang ».

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Statue de Dambang Kranhoung à Battambang (1965)

Une histoire mouvementée


A l'époque d'Angkor, la région prospère grâce à ses terres fertiles: les photographies aériennes montrent ainsi de nombreuses traces de culture et de multiples ruines de temples qui témoignent de la présence d’importantes communautés khmères.


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Vat Prasat Banon (XI/ XIIsiècle)

A partir du 15e siècle, les armées siamoises occupent la région et forcent les habitants à quitter leurs terres si bien qu'à la fin du 18e siècle, la plupart des rizières ont été abandonnées et la région est couverte d’une savane plus ou moins arborée. Voilà la description qu'en fait le missionnaire Charles-Emile Bouillevaux au milieu du 19e siècle dans "Voyage dans l'Indo-Chine, 1848-1856":
"La province de Battambang est fertile en riz, en fruits et en cardamome. Il y a soixante-dix ans, cette province, aussi bien que celle d'Angkor, dépendait du roi du Cambodge; aujourd'hui, l'une et l'autre appartiennent aux Siamois. C'est dans les immenses forêts qui occupent la presque totalité de ces provinces que pullulent les buffles sauvages, les tigres, les éléphants, les rhinocéros."

L’arrivée des troupes françaises à la fin du 19e siècle met fin à la domination siamoise: Bangkok doit reconnaître en 1904 la domination de la France sur la région et, en 1907, un traité oblige le Siam à restituer au Cambodge des territoires occupés depuis plus d’un siècle: Battambang, Siem Reap et Angkor...


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Sceau de la province de Battambang dans les années 1940,
quand elle était administrée par la Thaïlande. 

En 1941, la Thaïlande profite de l'affaiblissement de la France pour reprendre les territoires perdus en 1907... avant de les rendre définitivement en 1947, sous la pression internationale. Mais la fin de la seconde guerre mondiale conduit à l’émergence de courants indépendantistes et la France doit bientôt à son tour se retirer du Cambodge. Le nouveau gouvernement du prince Norodom Sihanouk développe alors la région et ses infrastructures: des écoles et universités sont construites, ainsi qu’un aéroport...

Le 2 avril 1967, des soldats envoyés pour collecter les récoltes sont tués à Samlout. Les militaires forçaient les paysans à leur vendre le riz à bas coût, pour les empêcher de le céder à meilleur prix et sans taxe à des marchands vietnamiens. Ce sont les premiers incidents qui conduiront à la prise du pouvoir par les Khmers Rouges en 1975. Ces premiers troubles s’étendent rapidement à l’ensemble de la province. La répression brutale et sanglante du gouvernement conduira beaucoup de ceux qui en réchappent à rejoindre les maquis communistes.

Quand les Khmers Rouges prennent le pouvoir en 1975, Battambang subit le même sort que les autres villes du Cambodge. Elle est vidée de ses habitants, déportés dans des zones montagneuses reculées. Après la fin du régime de Pol Pot en 1979, cette province restera encore longtemps le théâtre de troubles, jusqu’à la capitulation des derniers khmers rouges de la région en 1996.


Battambang aujourd'hui


Depuis, à l'image du Cambodge, Battambang s'est peu à peu remise de ces années de chaos et offre aujourd'hui le visage d'une ville en plein essor, notamment touristique. La ville compte de nombreuses pagodes: pagode de l'éléphant blanc, Vat Kandal..., ainsi que des vestiges de temples khmers dans les campagnes environnantes: Wat Ek Phnom et Vat Prasat Banon. Loin du tourisme de masse, Battambang a conservé une atmosphère provinciale qui lui confère beaucoup de charme. 

A l'époque coloniale, l’administration française démantela les maisons en bois traditionnelles qui s’étendaient près de la rivière Sangker pour les remplacer par des habitations en dur et construisit un centre ville. Plus qu'ailleurs, on y trouve encore de nombreux bâtiments de style colonial, vestiges de cette époque. Mais pour combien de temps? Une frénésie de construction semble aujourd'hui s'être emparée de Battambang, à l'image de Phnom Penh.  

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Rue du centre ville de Battambang

Battambang possède un autre atout touristique: la campagne qui entoure la ville offre des paysages magnifiques, propices aux excursions et aux balades sur les pistes en terre rouge qui la sillonnent ou sur le "bamboo train". Cette plaine très fertile est couverte de rizières et parsemée de quelques "phnoms", qui offrent des points de vue à couper le souffle sur ces paysages et au sommet desquels il n'est pas rare de trouver quelques petits temples paisibles, tels que Phnom Sampeau ou Vat Prasat Banon. 

Trajets vers Phnom-Penh et Siem-Reap


La route nationale 5 reliant Battambang à Phnom Penh a été rénovée et le trajet de 290 km entre les deux villes dure approximativement quatre heures. Il offre de très beaux paysages de rizières d'où s'élèvent les 'thnôt', arbres emblématiques du Cambodge. Avec son haut tronc et ses grandes feuilles en bouquet, la silhouette du palmier à sucre est particulièrement élégante au milieu des rizières. Cet arbre est très important et utile dans les campagnes, ses différentes parties servent aussi bien dans la cuisine, la médecine traditionnelle, que dans la construction des maisons, la fabrication d'objets usuels, d'alcool de palme et de sucre...

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Paysage au bord de la RN5 entre Battambang et Phnom-Penh

Le trajet entre Battambang et Siem Reap peut se faire par la route, mais également en bateau avec un peu plus de temps, en empruntant des canaux étroits ainsi que des zones marécageuses. Toute la vie rurale du Cambodge se déroule sur les rives le long du trajet, qui offre des paysages magnifiques.

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Le long des canaux de Siem-Reap à Battambang en bateau
Album-photo Siem Reap - Battambang